Enterrer sa vie de garçon

S'emploie pour passer une dernière soirée entre amis avant de se marier (XXe siècle).
 
La vie de garçon évoque traditionnellement l'indépendance, notamment la liberté sexuelle, et suggère l'image du célibataire qui fait la vie.
C'est ce genre de prérogatives qui demandent à être sacrifiées (enterrées) à l'état marital, considéré comme une limite temporelle, comme fin, ou comme une localisation contraignante (se ranger).
L'expression s'insère dans la vision culturelle fin de siècle la plus bourgeoise du XIXe, où le garçon oisif, jouisseur, est appelé par les exigences sociales à se muer en homme marié travaillant. L'antiféminisme se traduit par l'assimilation du mariage à un enterrement ; la femme, si elle n'est objet de plaisir abandonnable, est une redoutable fossoyeuse...


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