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Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée

Il faut se déterminer entre choses opposées.


Il n'y a plus d'enfants

On commence à avoir de la malice de bonne heure 
Se dit surtout lorsqu'on voit ou qu'on entend des enfants faire ou dire des choses qui ne sont pas de leur âge.


Il vaut mieux laisser un enfant morveux que lui arracher le nez

Le remède est parfois pire que le mal 
Locution proverbiale attestée au XVIIe siècle par Oudin.


Il y a à la foire plus d'un âne qui s'appelle Martin

Il ne faut pas affirmer une chose d'après un seul indice
C'état l'usage, en effet, autrefois, d'appeler un âne Martin ; de là, dans les foires, des erreurs commises par des paysans prétendant leur âne qui répondait à ce nom, sans prendre garde que beaucoup d'autres bêtes y répondaient aussi.

La fin justifie les moyens

Locution proverbiale qui se comprend comme suit : le caractère désirable du but visé justifie qu'on emploie tous les moyens pour l'atteindre. 
Sentence dont l'immoralité affichée trouve sa meilleure application en politique, et qui repose sur un essentialisme naïf ; en effet, ce sont les moyens employés qui construisent, ou du moins qui modifient le résultat atteint.
Il existe une variante à l'expression : qui veut la fin veut les moyens. La syntaxe de ce proverbe déplace le problème : les comportements ne sont pas justifiés abstraitement, mais rendus nécessaires par l'unité de volonté.


La foi du charbonnier

La foi aveugle du pauvre hère 
Beaucoup d'anecdotes apocryphes ont été écrites pour justifier la foi naïve du charbonnier ou expliquer l'adage charbonnier est maître chez soi
En fait, c'est à cause de sa solitude (le charbonnier vivait seul dans sa hutte en pleine forêt) et à cause de sa crasse et de sa misère (fabriquer du charbon n'était guère rémunérateur) que le charbonnier a été mis en avant. Il n'y avait guère que la foi qui pouvait le sauver. 
Ces deux expressions datent du temps où le seul charbon connu était le charbon de bois.


Les grands esprits se rencontrent !

Pour marquer ironiquement que deux personnes ont la même idée en même temps ou font la même chose. 
Déjà, Voltaire écrivait à l'un de ses correspondants en 1760 : « Les beaux esprits se rencontrent » (lettre du 30 juin 1760 à N.-C. Thiérot, dans Correspondance).


Mettre tous ses œufs dans le même panier

Engager toutes ses ressources sur la même affaire ; faire dépendre son sort d'une seule chose 
Et s'exposer ainsi à casser ses œufs, c'est-à-dire tout perdre d'un seul coup.
Wartburg connaissait déjà l'expression (1680), qui fut reprise au XIXe siècle (1835, Académie) sous forme de proverbe prônant la prudence : « Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. »


Nécessité fait loi

Locution proverbiale signifiant que certains actes sont justifiés par leur caractère inévitable. Ce proverbe a connu plusieurs variantes entre le XVe et le XVIIe siècles :
Nécessité n'a loy (avant 1410, Gerson) 
Nécessité n'a point de loi (vers 1410) 
Nécessité contraint la loi (1690, Furetière)
Pour les formes les plus courantes. Il paraît s'agir d'une d'adaptation d'une sentence latine attribuée à Publilius Syrus : « La nécessité donne la loi et ne la reçoit pas. » 
Elle a été reprise au XIIe siècle par saint Bernard dans son Traité sur le précepte et la dispense, sous la forme la nécessité n'a pas de loi et excuse la dispense. 
D'une façon globale, ce proverbe sert à légitimer le caractère exceptionnel d'une mesure au nom de circonstances elles-mêmes exceptionnelles.


On ne peut être au four et au moulin

C'est d'une banalité ! 
Déjà taillable et corvéable à merci, le manant était tenu de faire moudre son grain au moulin banal et de faire cuire son pain au four banal. À charge pour lui de verser au seigneur qui avait investi dans leur construction une redevance en farine ou en pain appelée banalité
Le paysan devait s'y rendre successivement d'où le sens de la locution : il est impossible de faire deux choses à la fois.


On ne se refait pas

On ne peut pas se changer, se transformer complètement, il faut s'accepter comme on est 
Adage populaire teinté de fatalisme.


Où y a de la gêne, y a pas de plaisir

Locution proverbiale qui s'emploie sur le mode ironique à propos de quelqu'un de particulièrement indiscret, qui prend ses aises aux dépens des autres. 
Attestée en 1789.

Paris ne s'est pas fait en un jour

Une tâche difficile requiert du temps 
Locution proverbiale.


Pas de nouvelles, bonnes nouvelles

Pour se rassurer ou rassurer quelqu'un, en présumant que l'absence de nouvelles est le signe qu'il n'y pas lieu de s'inquiéter. 
« Choubert :
La banque ne m'a pas encore envoyé l'avis de crédit...
Canteloube : 
Pas de nouvelles bonnes nouvelles », 
A. Husson et F. Blanche, L'Avant-Scène Théâtre


Qui dort dîne

Vieil adage grec
Vieil aphorisme : le poète grec Ménandre l'exprimait il y a vingt-trois siècles sous la forme : « Le sommeil fait oublier la faim. » 
Le succès de l'expression française est dû à sa concision et à sa phonétique. Certains en cherchent l'origine dans une inscription qui aurait été peinte à l'entrée des auberges pour obliger à dîner celui qui voulait y dormir. C'est oublier que le dîner se prenait autrefois à midi, heure à laquelle le voyageur n'était pas encore arrivé à l'étape. Et c'est oublier aussi que bien peu savaient alors lire !


Tenir la queue de la poêle

Le sens de l'expression est clair. Il est tout à fait explicite dans ce proverbe antérieur au XVe siècle :
« Qui tient la queue de la poelle
Il la tourne là où il veut »
Il semble que la locution se soit spécialisée assez tôt dans le domaine de la cuisine gouvernementale si l'on en croit Furetière : « On dit, il n'y en a point de plus empêchez que ceux qui tiennent la queue de la poêle ; pour dire, qu'il est plus difficile de gouverner que de raisonner sur le gouvernement »
De son côté, Le Père Peinard s'interrogeait en 1889 : « Au fait, tous ces tristes sires qui tiennent la queue de la poêle gouvernementale, tous ces dirigeants de la république en pincent-ils réellement pour la forme républicaine ? »


On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs

On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs est une locution proverbiale pour dire qu'on n'obtient rien sans un minimum de sacrifices inévitables (milieu du XIXe siècle).
Cet adage culinaire puise dans la structure sémantique du lexique une raison pour justifier les abus et les crimes... Il revient à affirmer, par exemple, que le sens d'un mot comme révolution contient injustice, abus, crime, de même que omelette est défini par œufs cassés... Ce pessimisme éthique se fonde en logique, donc.