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Ange

L'ange est avant tout un enfant charmant qui, devenu adulte, s'appelle désormais archange, mais n'en demeure pas moins tout aussi charmant.
Plus sérieusement, ange, au sens propre, signifie envoyé, messager, d'où l'expression complète ange du Seigneur, ange de Dieu.
Parfois considéré comme fils de Dieu, voire fils des dieux, l'ange peut être un simple porte-parole ou porter la désolation (ange exterminateur), donner la protection (ange gardien)... Dans le sens originel, il peut y avoir bien entendu des anges de Satan ou de l'abîme, comme il y a des anges de Dieu. La hiérarchie céleste ne sera définie que par le pseudo-Denys l'Aréopagite (V-VIe siècle) : archanges et anges y occupent les deux dernières places... 
L'ange gardien est le compagnon personnel de chaque homme qu'il exhorte au bien quand son mauvais ange le pousse au mal. Cette image populaire n'apparaît pas telle quelle dans la Bible.
L'existence d'un bon ange qui veille sur un élu à une période critique de sa vie est cependant postulée par l'histoire de Tobias, fils de Tobit, que Raphaël guidera dans son voyage. La notion d'ange protégeant un homme particulier est rare dans l'AT où l'on préfère celle de l'ange protecteur de tout un peuple. Dans le NT, il semble admis que certaines personnes aient leur ange. Aucun concile n'a cependant défini l'existence de ces anges gardiens, mais pour les théologiens, nier une croyance tellement universelle serait une erreur, sinon une hérésie. 

AT - Genèse, livre 16, verset 7



Ange gardien

L'ange est avant tout un enfant charmant qui, devenu adulte, s'appelle désormais archange, mais n'en demeure pas moins tout aussi charmant. Plus sérieusement, ange, au sens propre, signifie envoyé, messager, d'où l'expression complète ange du Seigneur, ange de Dieu.
Parfois considéré comme fils de Dieu, voire fils des dieux, l'ange peut être un simple porte-parole ou porter la désolation (ange exterminateur), donner la protection (ange gardien)... Dans le sens originel, il peut y avoir bien entendu des anges de Satan ou de l'abîme, comme il y a des anges de Dieu. La hiérarchie céleste ne sera définie que par le pseudo-Denys l'Aréopagite (V-VIe siècle) : archanges et anges y occupent les deux dernières places... 
L'ange gardien est le compagnon personnel de chaque homme qu'il exhorte au bien quand son mauvais ange le pousse au mal. Cette image populaire n'apparaît pas telle quelle dans la Bible.
L'existence d'un bon ange qui veille sur un élu à une période critique de sa vie est cependant postulée par l'histoire de Tobias, fils de Tobit, que Raphaël guidera dans son voyage. La notion d'ange protégeant un homme particulier est rare dans l'AT où l'on préfère celle de l'ange protecteur de tout un peuple. Dans le NT, il semble admis que certaines personnes aient leur ange. Aucun concile n'a cependant défini l'existence de ces anges gardiens, mais pour les théologiens, nier une croyance tellement universelle serait une erreur, sinon une hérésie.
AT - Genèse, livre 16, verset 7 


Arbre de vie

Symbole de la vie, de la renaissance, de l'exaltation, cet arbre dont le fruit donne l'immortalité, a été planté par Dieu dans le jardin d'Eden.
C'est pour éviter qu'Adam le mange comme il a mangé la pomme de la connaissance que Dieu le chasse du Paradis. Cependant, la mort n'est apparue qu'après la consommation du fruit défendu, on peut se demander à quoi aurait servi cet arbre d'immortalité : peut-être ne s'agit-il originellement que d'un seul et même arbre.
Peut-être aussi la connaissance n'est-elle que la prise de conscience par l'homme de son caractère mortel : la découverte du corps (à travers la nudité) est la découverte de la fragilité, de la portion mortelle de l'homme. La fonction de la religion serait dès lors de montrer par quel chemin l'homme peut retrouver l'arbre de vie. Pour ceux qui trouveraient sadique un Dieu plantant des arbres interdits, l'explication folkloriste qui tente de reconstituer un récit originel, semblera plus réconfortante. Dieu aurait planté un arbre de vie et un arbre de mort pour laisser à Adam le choix de sa condition. Il aurait envoyé le serpent pour conseiller à l'homme de manger de l'arbre de vie, qui lui aurait donné l'immortalité. Mais le serpent, voulant garder pour lui cette immortalité, transmet le conseil inverse.
À lui donc le fruit de la vie, à l'homme celui de la mort. 
AT - Genèse, livre 2, verset 9 ; livre 3, verset 22


Arche d'alliance

Pacte entre Dieu et un homme, un peuple ou l'ensemble de l'humanité, ce sanctuaire mobile, fabriqué sur les indications données par Dieu à Moïse, était religieusement transporté dans tous les déplacements du peuple hébreu.
On évite de toucher l'arche sainte, même pour la relever de la boue (un jour que les bœufs qui portaient l'arche regimbèrent et que celle-ci menaça de glisser, Osa la retint de sa main et mourut sur le champ).
L'Arche a perdu de son importance au profit du Temple lorsque les Hébreux se sont sédentarisés.
On ne sait pas très bien quand elle disparut — sans doute lors de la destruction du Temple en 587 av. JC.
La description de l'arche, en bois, est doublée de métal et ornée d'anneaux, a pu évoquer une bouteille de Leyde. Aurait-elle été un condensateur électrique dont seuls les prêtres, par leurs vêtements liturgiques, auraient été protégés ? Le foudroiement d'Osa et les menaces ne se conformant pas aux diktats vestimentaires s'expliqueraient rationnellement. Le texte biblique, malgré sa précision, se prête assez peu à cette interprétation.
À noter que l'arche d'alliance ('arôn) et l'arche de Noé (têbâh) se sont confondues dans la traduction latine. 
AT - Genèse, livre 9, versets 8 à 17 


Rigoler comme un bossu

Se gondoler, se tire-bouchonner, se plier en deux ou même en quatre, se tordre de rire, se payer une grosse tranche de rigolade, se valent toutes. 
Selon une très vieille tradition, le bossu est d'un naturel heureux : toucher sa bosse conjure le mauvais sort et évite de devenir bossu et tordu à son tour quand on devient chenu.

Rire jaune

Le jaune est une couleur contradictoire. 
Quand il est vif et éclatant, il représente la couleur du soleil et de l'or ; il est à ce titre attribué aux dieux, à la puissance des princes, des rois, des empereurs, pour proclamer l'origine divine de leur pouvoir. 
Au contraire, quand il est mat, il représente la couleur du soufre, de l'enfer, et devient le symbole de la trahison, de la déception. Il est alors « associé à l'adultère quand se rompent les liens sacrés de l'amour divin, rompus par Lucifer» (in Le Dictionnaire des Symboles). 
C'est ainsi que dans l'imagerie du Moyen Âge, le jaune devint la couleur traditionnelle de Judas, le traître par excellence, celui qui avait vendu le Christ lui-même !
«Jaune, paisle jaune doré, couleur de Judas, de vérolé, d'aurore, de serein », dit quelque part d'Aubigné. De cet apôtre mal famé le symbole passa aux Juifs en général, que dans certains pays la loi obligeait à s'habiller en jaune − tradition ressurgie à point sous le nazisme de sinistre mémoire...
En Espagne, les victimes des autodafés étaient vêtues de jaune en signe d'hérésie et de trahison ; en France, on badigeonnait en jaune la porte des félons. C'est véritablement une couleur qui n'a pas bonne réputation !
« Il rit jaune comme farine, note Oudin en 1640 : Il fait mauvaise mine, ou du bout des dents comme saint Médard », pour faire bonne contenance, n'a guère évolué depuis.
Saint-Simon emploie la tournure appliquée à un personnage peu sympathique : « [Chamillart était] très entêté, très opiniâtre, riant jaune avec une douce compassion à qui opposait des raisons aux siennes » (Mémoires, vers 1743).
Quant au Père Peinard, il y voit encore moins de franchise dans son numéro du 3 novembre 1889 où il prévoit une belle récolte pour l'hiver : « Ah, mille tonnerres, l'hiver s'annonce bougrement mal pour les richards ; tout ça va leur foutre une frousse du diable ! Ils pourraient bien piquer un de ces chahuts, très hurf, quelque chose dans les grands prix, qui les ferait rire jaune. Et nom de dieu, m'est avis que ça ne serait pas trop tôt. »


Sentir le cadavre

Pressentir une chute prochaine, deviner que les choses vont mal tourner 
« À la fin de la vie du roi, Brancas et sa femme sentirent le cadavre ; ils comprirent que les choses ne se passeraient pas agréablement entre M. le duc d'Orléans et M. le duc du Maine », Saint-Simon


Tirer le diable par la queue

Tirer un petit coup timide 
Si l'on en croit la légende du Dr Faust, vendre son âme au diable pouvait apporter jeunesse, beauté et richesse mais vouait aux flammes éternelles. 
N'osant courir pareil risque, ceux en manque chronique d'argent se contentent de lui tirer discrètement un petit coup sur la queue de temps en temps dans l'espoir de quelque secours pour vivre.


Un ange passe

L'expression se dit quand il y a un silence prolongé dans l'assemblée : tout le monde s'est tu en même temps. 
L'ange en question est sans doute évoqué pour conjurer la gêne et le début d'angoisse que suscite le silence dans toute réunion mondaine.
Selon Vilmos Bardosi, il s'agirait de la version chrétienne d'une locution latine qui mettait en jeu le dieu Mercure, garant de la discrétion propice au commerce.


Attendre cent sept ans

Cent sept carêmes 
Attendre cent ans représentait déjà beaucoup. C'était la forme première de l'expression. 
Les sept ans de rabiot sont dus à la symbolique d'origine biblique du chiffre sept et au télescopage avec deux expressions voisines. En Anjou, on attendait sept ans et un carême et, au Québec, c'était sept ans et sept carêmes. Car rien n'est plus long qu'un carême sans faire gras !


Avoir de la corde de pendu dans sa poche

Se dit d'un homme qui gagne toujours et beaucoup au jeu, qui réussit dans tout ce qu'il entreprend − par allusion à la croyance populaire qui veut qu'un bout de corde de pendu porte bonheur à celui qui l'a habituellement sur soi.


Avoir des atomes crochus

L'atome est vieux de 2000 ans. Il fut inventé par les philosophes grecs Leucippe et Démocrite qui se refusaient à croire à l'intervention des dieux dans la création du monde.
Pour eux, l'univers tout entier était constitué de vide et de particules insécables (c'est ce que signifie atomos en grec : qu'on ne peut couper). Démocrite avait imaginé que ces atomes s'accrochaient les uns aux autres. 
La physique nucléaire moderne ne retiendra pas cette hypothèse, mais la psychologie populaire le fera, pour évoquer la sympathie qui s'établit entre deux êtres.


Croiser les doigts

L'expression croiser les doigts n'a d'autre signification que conjurer le mauvais sort, qu'on accompagne le geste à la parole ou qu'on y fasse plus simplement qu'allusion.
Il s'agirait d'un anglicisme culturel (to cross one's fingers), jugé probablement plus chic que le fait de toucher du bois.


Devoir une fière chandelle à quelqu'un

Avoir à lui brûler un cierge 
Pour demander une grâce à un saint, il est d'usage de faire brûler un cierge au pied de sa statue dans une église. Si, par bonheur, le saint vous entend et exauce votre vœu, vous lui devez alors une fière chandelle (dans le sens de fameuse).


Envoyer au diable Vauvert

Envoyer paître 
Envoyer quelqu'un au diable, c'est souhaiter le voir partir pour un lieu d'où il ne reviendra jamais. L'envoyer aux cent mille diables, c'est encore plus loin. Mais quel est donc ce diable vert ou vauvert quand la tradition l'habille de rouge ou de noir ?!! 
Les Parisiens disaient faire le diable de Vauvert, ce qui signifiait se démener : comme un diable dans un bénitier. Selon la rumeur publique, vivait autrefois dans les ruines du château de Vauvert un démon redoutable.
Au temps de Saint Louis, les Chartreux y avaient fondé une abbaye réussissant à le chasser hors des murs de la ville bien après la place d'Enfer (qui deviendra curieusement la place Denfert-Rochereau dans le XIVe arrondissement).
C'était loin pour un Parisien de l'époque. Ce qui explique la première forme de l'expression : au diable vauvert. Le diable de Vauvert ne fait plus parler de lui. 
S'est-il repenti après être rentré chez les moines de l'abbaye ou bien est-il parti vivre très loin à la campagne (au vert !) ? Son suppléant le diable vert habite, croit-on, en lieu encore plus lointain, en pleine verdure.


Être né coiffé

Par dame Fortune 
Il arrive qu'un enfant vienne au monde avec une coiffe sur la tête, un fragment de la poche des eaux. 
Heureux présage déjà chez les Romains : le nouveau-né aura beaucoup de chance dans la vie. Être né coiffé ne se limite pas, en principe, à l'heur d'une riche naissance − ce que les Anglais appellent d'une façon plus explicite venir au monde avec une cuillère en argent dans la bouche. D'abord, l'expression a un fondement exact en obstétrique : certains bébés portent à la naissance, enveloppant leur crâne, une coiffe (c'est le terme), constituée par une partie de la membrane fœtale, autrement dit par la poche des eaux.
« On les appelle des enfants coiffés. 
Si mon père m'eust fait coëffé 
Et qu'il eust moins philosophé,
Il eust amassé davantage »
dit Scarron, impotent et en mal d'argent. 
Depuis l'Antiquité et un peu partout dans le monde, les peuples ont vu dans ce détail de l'accouchement un signe de chance infaillible pour le nouveau-né, un principe de réussite et de bonheur dans la vie. 
On dit qu'un homme est né coiffé pour dire qu'il est heureux, l'opinion du vulgaire ayant attribué cette vertu à cette « coeffe que quelques enfans apportent au monde ». 
Cette superstition est très ancienne. Lampridius en parle dans la vie d'Antonin : « Cet empereur étoit né coiffé avec une espece de bandeau sur le front, en forme de diadème : c'est pour cela qu'il se fit appeler Diadumene. »
Comme il jouit d'une constante prospérité pendant tout le cours de son règne, son bonheur confirma l'opinion de ceux qui s'imaginent que les gens « nez coiffez sont heureux. Depuis on s'en servit pour des sortilèges, & pour des maléfices [...]. »
Lampridius témoigne que les sages femmes « vendoient bien cher cette coeffe à des Avocatz, qui étoient persuadez qu'en la portant sur eux ils auroient une force de persuader, à laquelle les Juges ne pourraient resister. »
« Les Canons deffendent de s'en servir parceque les sorciers en usoient dans leurs maléfices », Furetière.


Faire la pluie et le beau temps

Faire des autres tout ce qu'on veut, être fort écouté
L'expression fait très certainement allusion à Jupiter ou Zeus, souverain des dieux qui régnait sur le ciel et disposait de la pluie ou du beau temps. 
Plus tard, l'expression fit référence aux astrologues auxquels on prêtait une grande science et qu'on allait jusqu'à croire capable de faire, à l'instar de Zeus, la pluie et le beau temps. 
À noter que la locution parler de la pluie et du beau temps signifie parler de choses banales et insignifiantes, la pluie et le beau temps étant un sujet de conversation sur lequel on se rabat quand on n'a rien à dire.


L'avocat du diable

Qui prêche contre son saint 
Celui qui joue à l'avocat du diable plaide pour une cause indéfendable, bien souvent par jeu. 
L'expression vient du droit canon : au Vatican, l'advocatus diaboli est le procureur chargé auprès du tribunal du Saint-Siège de contester un dossier de canonisation. Il est censé représenter l'adversaire du futur saint, le démon. Une présomption importante en faveur de l'impétrant était sa mort en odeur de sainteté, odeur due aux suaves effluves qui se répandaient paraît-il autour de sa sépulture. Les légendes médiévales assuraient de même que le sang du Christ était parfumé à la myrrhe. Mais de nos jours, si vous n'êtes pas en odeur de sainteté auprès de certains, c'est qu'ils ne peuvent vraiment pas vous sentir !

Les arcanes de la politique

Tout ce qui est secret et mystérieux, ce qui ne se dit pas, sauf à un cercle d'initiés, peut être qualifié d'arcanes, qu'il s'agisse du domaine des arts, des sciences ou de la politique.
Le terme (du latin arcanum, secret) fait référence aux alchimistes qui disaient avoir découvert un remède infaillible afin de prolonger la vie ad vitam aeternam.
Seuls les inventeurs connaissaient la composition mystérieuse et secrète de cette panacée. Au XVe siècle, l'alchimiste et médecin suisse Paracelse donna une définition de l'arcane comme étant une substance incorporelle, immortelle et dont la nature est fort au-dessus de l'intelligence humaine. 
Inutile donc d'essayer de comprendre !
Longtemps employé dans le langage médical, le mot arcane faisait référence aux remèdes mystérieux et sans aucune valeur scientifique, auxquels étaient prêtées des vertus curatives, élixir de longue vie ou de jeunesse éternelle, remèdes très prisés par les crédules en qui les charlatans ont, de tous temps, trouvé une proie facile.
Paracelse fit scandale en critiquant les plus grands médecins de l'Antiquité, allant même jusqu'à brûler leurs œuvres. Suite à ses démêlés avec la justice, il dut quitter Bâle ; après une vie d'errance et de dénuement, Paracelse mourut misérablement dans une taverne de Salzbourg, à l'âge de 48 ans.
Triste fin pour celui qui avait prétendu posséder le moyen de prolonger la vie humaine de plusieurs siècles !


Nouer l'aiguillette

Fermer la braguette
Délaissées par leur amant, les femmes jalouses se vengeaient en demandant au sorcier du village de le rendre impuissant. Le jeteur de sorts se postait sur les marches de l'église le jour du mariage de l'infidèle et récitait des formules magiques tout en faisant des nœuds rituels sur une cordelette. 
Cette cordelette était censée représenter l'aiguillette qui fermait la braguette du jeune marié. Ainsi elle ne pourrait plus s'ouvrir pour que le mariage soit consommé.
Pour protéger le couple contre pareil maléfice, il existait des antidotes magiques : par exemple, demander au jeune marié de cacher dans sa braguette un morceau de cierge pascal pendant la messe de mariage !
Les aiguillettes, cordonnets ferrés aux deux bouts, servaient à attacher la braguette aux hauts-de-chausses. Les premières braguettes étaient des poches de cuir externes prétendant dissimuler les attributs virils, mais qui en fait étaient là pour les mettre en évidence. À tel point que l'aiguillette était devenue le signe d'infamie que devaient arborer les prostituées.
De nos jours, seuls les militaires en grande tenue arborent encore des aiguillettes !