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Accoucher dans la douleur

Avoir des difficultés à trouver une solution, à créer...
C'est aussi la punition d'Ève et des femmes pour avoir mangé le fruit défendu.
AT - Genèse, livre 3, verset 16


Action de grâce, eucharistie

Remerciements chaleureux et euphorique
L'action de grâce épistolaire était, dans l'Antiquité, une formule de politesse habituelle au début des lettres. Par extension, c'est devenu un préliminaire, notamment aux repas, sorte de merci anticipé à Dieu. Le grec eukharistia (reconnaissance) remplace, dans le NT, la bénédiction de l'AT, mais c'est là, en vérité, plus qu'un changement de formule : la bénédiction est une prérogative de Dieu que l'homme peut éventuellement prononcer en son nom ; mais l'homme doit répondre par la reconnaissance à la bénédiction qu'il a reçue. L'action de grâce par excellence, celle de Jésus lors de la dernière Cène, a gardé son nom grec d'eucharistie. 
AT - livre des Macchabées, livre 1, verset 11


Agneau parmi les loups

Symbole de l'innocence sacrifiée, de la victime consentante Voici l'agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, ainsi s'exclame Jean-Baptiste à la vue de Jésus.
Depuis les Pères de l'Église, on y voit un rappel de l'agneau pascal dont la tradition a été fixée par Moïse et qui commémore la libération des Hébreux. La mort du Christ à Pâques en faisait l'hostie (victime offerte en sacrifice) par excellence de la Nouvelle Loi. L'expression peut également être rapprochée de l'agneau de culpabilité, de purification et d'expiation : celui qui enlève les péchés du monde. L'agneau était enfin le symbole de l'innocence et du Serviteur de Yahvé dans la prophétie d'Ésaïe. Les trois symboles ont été réunis dans la même image. Le Christ a lui-même comparé les apôtres à des agneaux quand il les envoie dans le monde comme des brebis au milieu des loups. 
NT - Évangile selon saint Jean, livre 1, verset 29


Aimer son prochain comme soi-même

Formule de l'amour sans réserve
Cette simple formule suffit à faire des Evangiles un des textes les plus sublimes jamais écrits, introduisant une révolution de pensée que deux mille ans de christianisme ont presque réussi à imposer.
Quoique tirée de l'AT, elle est caractéristique de la Nouvelle Loi, puisque le Christ a résumé celle-ci en deux uniques commandements : l'amour de Dieu et l'amour du prochain.
AT - Lévitique, livre 19, verset 18



Aimez-vous les uns les autres

Exhortation facilement parodiée...
Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. Ce commandement est solidaire de la formule aimer son prochain comme soi-même.
NT - Évangile selon saint Jean, livre 13, verset 34 ; livre 15, versets 12 et 17



Alléluia

Formule d'exultation, cri de joie
En hébreu : louez Yah (Yahvé). Intégré au départ dans un contexte syntaxique, il est très vite ressenti comme une formule rituelle : dans les Psaumes, il clôt et introduit un chant de louange. Les Septante et la Vulgate, dans ce cas, ne le traduisent pas, mais le transcrivent en grec et en latin : il s'agit donc bien, pour eux, d'un usage liturgique établi. Pour les chrétiens, l'alléluia est plus spécifiquement lié à la liturgie pascale et traduit la joie des fidèles à la résurrection du Sauveur. 
AT - Psaumes, livre 104, verset 35


Amen

Ainsi soit-il
Ponctuation finale d'une prière, d'un serment ou d'une vérité Ironiquement : accord sans réserve
Issu d'une racine hébraïque exprimant la fermeté, la solidité, Amen est le mot qui appuie les serments, les bénédictions et les malédictions. Le Dieu de l'Amen est celui qui garantit la validité. L'Amen par excellence est le Christ, témoin fidèle et véritable. Dans le NT, le mot clôt naturellement les prières, les bénédictions et les doxologies (formules de louange). De la part de Dieu ou du Christ, il s'agit donc d'un engagement (en vérité) ; de la part des fidèles, d'un souhait (ainsi soit-il) ou d'une formule d'adhésion à la prière faite en son nom (qu'il en soit ainsi). De là vient l'ambiguïté du terme.
AT - Livre des Nombres, livre 5, verset 22 ; Deutéromone, livre 27, verset 15



Ange

L'ange est avant tout un enfant charmant qui, devenu adulte, s'appelle désormais archange, mais n'en demeure pas moins tout aussi charmant.
Plus sérieusement, ange, au sens propre, signifie envoyé, messager, d'où l'expression complète ange du Seigneur, ange de Dieu.
Parfois considéré comme fils de Dieu, voire fils des dieux, l'ange peut être un simple porte-parole ou porter la désolation (ange exterminateur), donner la protection (ange gardien)... Dans le sens originel, il peut y avoir bien entendu des anges de Satan ou de l'abîme, comme il y a des anges de Dieu. La hiérarchie céleste ne sera définie que par le pseudo-Denys l'Aréopagite (V-VIe siècle) : archanges et anges y occupent les deux dernières places... 
L'ange gardien est le compagnon personnel de chaque homme qu'il exhorte au bien quand son mauvais ange le pousse au mal. Cette image populaire n'apparaît pas telle quelle dans la Bible.
L'existence d'un bon ange qui veille sur un élu à une période critique de sa vie est cependant postulée par l'histoire de Tobias, fils de Tobit, que Raphaël guidera dans son voyage. La notion d'ange protégeant un homme particulier est rare dans l'AT où l'on préfère celle de l'ange protecteur de tout un peuple. Dans le NT, il semble admis que certaines personnes aient leur ange. Aucun concile n'a cependant défini l'existence de ces anges gardiens, mais pour les théologiens, nier une croyance tellement universelle serait une erreur, sinon une hérésie. 

AT - Genèse, livre 16, verset 7



Ange gardien

L'ange est avant tout un enfant charmant qui, devenu adulte, s'appelle désormais archange, mais n'en demeure pas moins tout aussi charmant. Plus sérieusement, ange, au sens propre, signifie envoyé, messager, d'où l'expression complète ange du Seigneur, ange de Dieu.
Parfois considéré comme fils de Dieu, voire fils des dieux, l'ange peut être un simple porte-parole ou porter la désolation (ange exterminateur), donner la protection (ange gardien)... Dans le sens originel, il peut y avoir bien entendu des anges de Satan ou de l'abîme, comme il y a des anges de Dieu. La hiérarchie céleste ne sera définie que par le pseudo-Denys l'Aréopagite (V-VIe siècle) : archanges et anges y occupent les deux dernières places... 
L'ange gardien est le compagnon personnel de chaque homme qu'il exhorte au bien quand son mauvais ange le pousse au mal. Cette image populaire n'apparaît pas telle quelle dans la Bible.
L'existence d'un bon ange qui veille sur un élu à une période critique de sa vie est cependant postulée par l'histoire de Tobias, fils de Tobit, que Raphaël guidera dans son voyage. La notion d'ange protégeant un homme particulier est rare dans l'AT où l'on préfère celle de l'ange protecteur de tout un peuple. Dans le NT, il semble admis que certaines personnes aient leur ange. Aucun concile n'a cependant défini l'existence de ces anges gardiens, mais pour les théologiens, nier une croyance tellement universelle serait une erreur, sinon une hérésie.
AT - Genèse, livre 16, verset 7 


Arche d'alliance

Pacte entre Dieu et un homme, un peuple ou l'ensemble de l'humanité, ce sanctuaire mobile, fabriqué sur les indications données par Dieu à Moïse, était religieusement transporté dans tous les déplacements du peuple hébreu.
On évite de toucher l'arche sainte, même pour la relever de la boue (un jour que les bœufs qui portaient l'arche regimbèrent et que celle-ci menaça de glisser, Osa la retint de sa main et mourut sur le champ).
L'Arche a perdu de son importance au profit du Temple lorsque les Hébreux se sont sédentarisés.
On ne sait pas très bien quand elle disparut — sans doute lors de la destruction du Temple en 587 av. JC.
La description de l'arche, en bois, est doublée de métal et ornée d'anneaux, a pu évoquer une bouteille de Leyde. Aurait-elle été un condensateur électrique dont seuls les prêtres, par leurs vêtements liturgiques, auraient été protégés ? Le foudroiement d'Osa et les menaces ne se conformant pas aux diktats vestimentaires s'expliqueraient rationnellement. Le texte biblique, malgré sa précision, se prête assez peu à cette interprétation.
À noter que l'arche d'alliance ('arôn) et l'arche de Noé (têbâh) se sont confondues dans la traduction latine. 
AT - Genèse, livre 9, versets 8 à 17 


Assis à la droite de Dieu

Etre remarqué par son patron, être bien vu et mériter cette place de choix
La droite est la place de la puissance, de l'autorité et du bien : c'est celle de la reine à côté du roi. Tout naturellement, le Messie attendu s'assiéra à la droite de Dieu. C'est d'ailleurs cette référence qui permet aux évangélistes de prouver que le Christ est fils de Dieu et ressuscité, et non fils de David comme le disent les pharisiens. Ce sera enfin la récompense des élus lorsque le berger triera son troupeau : et il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
AT - Psaumes, livre 110, verset 1
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 22, verset 44 ; Évangile selon saint Marc, livre 12, verset 36 ; Évangile selon saint Luc, livre 20, verset 42 ; Actes des Apôtres, livre 2, verset 34 ; Épître aux Éphésiens, livre 1, verset 20 ; Épître aux Colossiens,livre 3, verset 1 ; Première épître de Pierre, livre 3, verset 22


Baal-Zebud, Belzébuth

ou Baal-Zebud
Dieu d'Eqron, prince des démons
Baal-zéboul, le seigneur-prince était le dieu cananéen d'Eqron, sans doute un dieu de l'orage, dont le titre était devenu nom. Baal-Zébub, le seigneur des mouches, est une déformation intentionnelle et péjorative du nom. Le NT comprendra Baal-Zéboul comme le seigneur du fumier (zâbal) et en fera le prince des démons. 
La tradition française l'a déformé en Belzébuth.
AT - Livre des rois, versets 1, 2, 3, 6 et 16



Babylone

La Babylone moderne, la grande prostituée
Bab-ili (la porte de Dieu), ville mésopotamienne sur l'Euphrate connue depuis le XXIIIe siècle av. JC, devient la capitale d'un vaste empire qui devait durer quinze siècles, avec des alternances de périodes fastes et de déclins.
Elle fut particulièrement florissante sous le règne d'Hammourabi, au XVIIIe siècle et sous Nabuchodonosor, au VIe siècle. C'est à cette époque que les Hébreux y furent emmenés en esclavage : l'épisode, célèbre (Nabucco de Verdi) a nourri comparaisons et allusions. 
La ville, abandonnée vers 300 av. JC, est le parangon de l'exil ou de la corruption. Dans l'Apocalypse, elle désigne cryptiquement Rome, la grande ville corrompue par les plaisirs matériels.
Babylone, quoique disparue, a continué à symboliser l'ennemi de la nation hébraïque, d'où le proverbe Sion pleure quand Babylone rit...


Baiser de Judas

Geste d'affection cachant une intention sournoise
C'est au domaine de Gethsémani que Judas salue Jésus d'un baiser qui était en fait un signe de reconnaissance pour les soldats venus l'arrêter.
On s'est interrogé sur la nécessité de ce signe pour un homme aussi public que le Christ. Peut-être y a-t-il un rappel de l'AT : Digne de confiance est l'ami qui blesse, mais un ennemi prodigue les baisers. Mais c'est surtout le symbole du geste d'amour, du baiser sacré censé donner la paix, pour la trahison suprême qui a frappé. On l'a aussi rapproché du baiser de paix que les chrétiens se donnaient à la messe. Jadis, on l'omettait les trois derniers jours de la semaine sainte en souvenir de la trahison.
On a pourtant pu voir dans ce baiser un acte de réconciliation. Judas qui souhaitait conserver à la mission du Christ le caractère d'une rébellion contre Rome, aurait cru que son maître, acculé par la dénonciation, aurait dit oui à la résistance et se serait enfui. La passivité de Jésus aurait été la fin du rêve de Judas, qui n'avait plus qu'à demander pardon de sa trahison. Hypothèse séduisante, mais indémontrable... NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 26, versets 48 et 49


Bâton de Moïse

Le bâton, le rameau, la verge d'Aaron, de Moïse
Attribut du commandement et du pouvoir magique
Il s'agit là du bâton de commandement des patriarches qui est la houlette du berger, et l'attribut du chef de clan dans les populations nomades.
Sceptre des rois, crosse des évêques, baguette du magicien (ou du chef d'orchestre !), il restera le symbole du pouvoir qu'il est depuis la Genèse. C'est aussi le symbole du royaume et de la tribu (en hébreu, shêbèt signifie à la fois bâton et tribu. Le bâton de Moïse est celui d'Elohim, il se change en serpent pour convaincre les Hébreux de la mission de Moïse, engendre les dix plaies d'Egypte, ouvre la Mer Rouge, fait jaillir l'eau du rocher du désert. Peut-être indique-t-il l'eau comme une baguette de sourcier ?
AT - Livre des Nombres, livre 17, versets 16 à 26 NT - Épître des Hébreux, livre 9, verset 4


Benjamin

La coutume de donner à l'enfant nouveau-né le prénom de so rang dans la famille a perduré avec Benjamin qui désigne le cadet de la famille, et d'une manière plus générale, les jeune générations.
Benjamin était le fils de Jacob et de Rachel, l'épouse préférée dont il causa la mort. Il fut d'autant plus cher à son père qu l'appela Binyâmin, le fils de la droite. Dans le contexte biblique il s'agit d'un nom de bon augure, que l'on pourrait traduire pa fils du bonheur. Jacob l'avait choisi à la hâte pour conjurer le mauvais augure du nom donné par Rachel mourante à son fils : Bénoni, fils de ma peine.
Peut-être s'agit-il du nom donné à l'ancêtre éponyme de la tribu de Benjamin, qui aurait été ainsi nommée parce qu'elle s'étai établie au sud des autres tribus d'Israël, et en regardant vers l'est, les fils de la droite étaient en effet les fils du Sud. 
AT- Genèse, livre 35, versets 16 à 20, et verset 24


Bienheureux les pauvres en esprit

« Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux leur appartient » : telle est la première des huit Béatitudes évoquées par Jésus dans le Sermon sur la montagne.
Formule proclamant le bonheur de ceux qui savent renoncer librement aux biens terrestres, donc, et souvent prise ironiquement... Disons que ça laisse quelque espoir aux plus démunis, parce que se défaire de son esprit n'est pas forcément un choix dans cette société du spectacle... n'est-ce pas ? La pauvreté intérieure serait supérieure encore à l'idéal franciscain. Il faudrait arriver à ne rien vouloir, ne rien savoir, pas même accomplir la volonté de Dieu, et parvenir ainsi à se libérer de Dieu et de toutes ses œuvres que Dieu lui-même, s'il veut opérer dans l'âme, devienne le lieu où il veut opérer... L'enseignement de maître Eckhart (XIII-XIVe siècles, la grande période du mysticisme) fut condamné en 1329, hors ce sermon (52).
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 5, verset 3


Boire le calice jusqu'à la lie

La coupe d'amertume
Subir l'adversité jusqu'au bout ; s'emploie lorsqu'on se croit arrivé au terme de ses peines et qu'un rebondissement imprévu vient les prolonger.
La coupe est l'image traditionnelle de la colère de Yahvé. Le calice (calque du latin calix) est déjà une épreuve pénible, mais s'il faut en plus en boire la lie, ce résidu amer qui s'est déposé au fond, le châtiment est absolu ! C'est celui, en tout cas, que réserve le Dieu d'Israël, aux méchants. On confond aujourd'hui ce calice avec celui dont se plaignait le Christ au mont des Oliviers. Confusion entretenue par l'usage exclusivement liturgique du calice (au sens propre : vase où l'on consacre le vin de la messe) qui, sans renvoyer à ce passage, semble faire de la coupe d'amertume une allusion au NT. 
AT - Psaumes, livre 75, verset 9


Bon Samaritain

Personne qui se dévoue pour son prochain
La parabole du Bon Samaritain introduit une nuance à l'amour évangélique du prochain : « Qui est mon prochain ? » demande un légiste à Jésus.
Celui-ci évoque alors le voyageur dépouillé par des brigands, et laissé blessé sur la route. Un prêtre puis un lévite s'en écartent, tandis qu'un Samaritain le secourt, l'emmène dans une auberge et paie son hébergement. « Lequel des trois à ton avis, s'est montré le prochain de l'homme qui était tombé sur les bandits ? Le légiste répondit : C'est celui qui a fait preuve de bonté envers lui. Jésus lui dit : Va et toi aussi, fais de même. »
Le prochain n'est donc pas celui que l'on respecte parce qu'il respecte la loi, mais l'étranger que l'on n'a pas choisi, qui est arrivé par hasard, mais qui nous a sauvé la vie.
La parabole est une pierre dans le jardin de ceux qui font passer le devoir avant la charité.
Il serait cependant regrettable d'en faire une restriction à l'amour évangélique, puisque le pardon des offenses invite à aimer le prêtre et le lévite aussi bien que le Samaritain.
NT - Évangile selon saint Luc, livre 10, versets 30 à 37


Calvaire

Épreuve particulièrement longue et pénible
Calvaire est la traduction latine de l'hébreu
Golgotha, et l'allusion a le même sens, mais s'emploie comme nom commun quand Golgotha est resté un nom propre.
Le Calvaire désigne aussi une représentation du martyre de Jésus, et notamment les croix ornées de Bretagne.
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 27, verset 33 ; Évangile selon saint Marc, livre 15, verset 22 ; Évangile selon saint Jean, livre 19, verset 17