Profit inespéré, au propre (pêche) ou au figuré.
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Noyer le poisson
Contradiction apparente
L'expression semble absurde mais la contradiction n'est qu'apparente.
Noyer le poisson est une technique de pêcheur à la ligne qui consiste à épuiser le poisson une fois ferré, en le sortant et en le replongeant dans l'eau de façon répétée.
Pêcher en eaux troubles
L'expression signifie tirer avantage d'une situation troublée ; faire des profits peu honorables grâce à des désordres (Guillaume Alexis, 1450-1486) L'image a été clairement expliquée et se retrouve dans différentes langues ; elle est vraisemblablement empruntée (XVIe siècle) à une locution grecque.
Nicot, in Explications morales d'aucuns proverbes français, l'explique comme suit : « Quand les rivières par quelques longues pluyes ou autre occasion sont bien troubles, lors les pescheurs ont bon temps, parce que le poisson ne pouvant appercevoir les filez, entrent plus facilement dedans : Tout de mesmes quand une République ou autre Estat, tel qu'il soit, est agité de dissensions et discordes civiles, et par ce moyen tout ordre et police en confusion, ceux qui manient les affaires publicques ont par là occasion et beau jeu pour faire leur proffit particulier et tirer à eux des finances et substances communes ce que bon leur semble, ce qu'ils ne pourroient sans craincte en un temps paisible et tranquille. »
Faire du gringue à une femme
Lui offrir un quignon de pain
En argot du XIXe siècle, le gringue était le pain, un grignon un quignon de pain. Les deux mots dérivent de grigner, grignoter. Les pêcheurs à la ligne en distribuaient aux poissons pour les appâter. Dans leur jargon, appâter le poisson se disait « faire des petits pains ». Appâter avec des petits pains ou du gringue, c'est du pareil au même. Le glissement de sens est le même que pour draguer, le poisson comme une femme, en leur offrant, à lui un ver, et à elle un verre !!!
En argot du XIXe siècle, le gringue était le pain, un grignon un quignon de pain. Les deux mots dérivent de grigner, grignoter. Les pêcheurs à la ligne en distribuaient aux poissons pour les appâter. Dans leur jargon, appâter le poisson se disait « faire des petits pains ». Appâter avec des petits pains ou du gringue, c'est du pareil au même. Le glissement de sens est le même que pour draguer, le poisson comme une femme, en leur offrant, à lui un ver, et à elle un verre !!!
Faire une touche
Cette métaphore habillement tirée de la pêche - c'est le poisson qui touche l'hameçon avant de mordre - s'est répandue au début des années 1920 pour indiquer les marques d'intérêt, émotions et menues manoeuvres, observées à son propre égard chez une personne du sexe opposé. Il est probable que la résonance discrète du mot avec son sens affectif ordinaire (« cela me touche ») a contribué à son succès, comme aussi la promesse qu'il paraît contenir de réels attouchements à venir... L'expression se pare aujourd'hui d'un charme quelque peu désuet.
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