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Jeter en pâture

« Aux chiens » est un complément à l'expression qui peut peut varier selon l'esprit. Donner, offrir, ou jeter en pâture signifie donner comme nourriture ou en proie, pâture étant issu du bas latin pastura, de pascere qui a donné paître.
La pâture est donc la nourriture des animaux d'élevage, la métaphore étant celle de nourriture, plus simplement. Toujours est-il que jeté en pâture aux chiens est un sort peu enviable...


Tenir la dragée haute

Pour un dressage en douceur 
Certains y voient la dragée proposée à l'enfant obéissant ou le petit susucre donné au chien qui fait le beau. Pour d'autres, il s'agit de la dragée de fourrage donnée au cheval.
L'expression plus ancienne avoir mis le râtelier trop haut à quelqu'un (aujourd'hui, on dirait avoir mis la barre trop haute) confirme cette hypothèse. La dragée ordinaire (du latin dravoca, ivraie), faite de fourrage, est toujours à la portée de la bouche du cheval dans sa mangeoire. Mais ce qu'on appelait la dragée de cheval, un mélange de grains poussés en herbe, était tenue hors de sa portée, au-dessus du râtelier. On ne lui en délivrait que pour le récompenser d'un effort méritoire.


Reprendre du poil de la bête

Croyance populaire très ancienne, déjà mentionnée par Pline l'Ancien : appliquer sur une morsure le poil du chien qui vous a mordu vous guérit. 
Disent de même une locution italienne (del cane que morde el pelo sane), une locution espagnole (curarse con mismo palos), et une locution anglaise (take a hair of the same dog that bit you).
Il faut donc entendre reprendre comme prendre du poil de la même bête et ne pas chercher dans le mot poil l'idée de force virile comme dans avoir du poil aux yeux.


C'est le chien de Jean Nivelle qui s'enfuit dès qu'on l'appelle

Tel maître, tel chien 
Locution proverbiale erronée. Il ne s'agit pas « du chien » mais « de ce chien de Jean Nivelle » qui fut traité de ce nom par son propre père Jean II de Montmorency, à la nouvelle de son refus de se battre aux côtés de son suzerain Louis XI alors en guerre contre le duc de Bourgogne.


Aller à la curée

Dernière phase d'une partie de chasse, la bête étant servie − c'est-à-dire achevée au couteau − on la dépèce sur place et l'on donne leur récompense aux chiens. 
Il faut distinguer deux sortes de curées : la curée chaude et la curée froide. La première est celle qui se fait sur le lieu même où la bête a été mise à mort ; c'est celle que les chiens préfèrent et qui les encourage le mieux. La curée froide est celle que l'on donne en rentrant au logis.
Curée, anciennement cuirée, est dérivé de cuir, car c'est sur la peau tendue un peu à l'écart que l'on offre aux chiens les entrailles de la bête. Il faut signaler du reste que les chiens ne sont pas tout à fait les premiers servis.
Il existe d'abord, avant le dépeçage proprement dit, la cérémonie du pied, soulignée comme il se doit par une sonnerie des cors : « Le veneur sert la bête. Puis, selon la coutume, il lève le pied de l'animal en le coupant proprement à la première jointure, et en ayant soin de laisser un lambeau de peau taillée sur le genou, il le pose sur une cape, revient vers les invités et fait au plus important d'entre eux, à celui qu'il veut particulièrement honorer, les honneurs du pied », Paul Vialar.
La chasse à courre est bien sûr une longue jouissance, mais c'est bien là l'ultime façon, pour un des participants au moins, de prendre son pied !!!


Être aux abois

L'expression prend très tôt le sens figuré que l'on connaît : être réduit à la dernière extrémité, faute de ressources. Paul vialar raconte dans La Chasse : « L'animal est sur ses fins.
On le sait par les chiens, d'abord, et souvent pour l'avoir aperçu, recru, malmené, au bout de ses forces, tirant la langue, portant la hotte, les membres raidis, ses articulations enflammées ne répondant plus et le faisant trébucher sur quelque obstacle. »
Quelques minutes encore, et les chiens le rattrapent, s'accrochent à lui : « Parfois il leur tient tête et demeure ainsi, dressé encore, aux abois devant eux, fier et digne et sachant que ses derniers moments sont arrivés, capables encore de découdre quelque attaquant d'un coup d'andouiller. »


Prendre à défaut

On ne perçoit plus l'origine cynégétique de la locution. Quand un cerf rusé parvient à prendre en défaut la meute et lui fait perdre sa trace, les veneurs font faire aux chiens une grande boucle pour retrouver ses empreintes en avant de l'endroit où ils l'ont perdu. Ainsi peuvent-ils les remettre sur la voie de l'animal. Cela s'appelle prendre les devants.
Prendre à défaut, remettre sur la voie : encore deux autres locutions venues de la chasse à courre sans qu'on en ait bien conscience.


Prendre le contre-pied

De la bête 
Les chiens de chasse sont souvent plus bêtes que la bête qu'ils traquent. Se dirigeant au flair, ils sont incapables de lire sur le sol les empreintes du gibier et donc sa direction. 
Il arrive souvent ainsi à la meute d'en suivre la voie à rebours ! Au XVIe siècle, prendre le contre-pied, c'était commettre une erreur. 
Aujourd'hui, c'est faire le contraire de ce qui est attendu mais sans forcément faire une erreur.


Prendre le vent

Ce n'est pas comme on pourrait le croire un terme de marin mais de chasseur. 
Le chien de chasse flaire le vent pour repérer dans quelle direction se trouve le gibier.


Prendre les devants

Pour retrouver la bête 
On ne perçoit plus l'origine cynégétique de la locution. Quand un cerf rusé parvient à prendre en défaut la meute et lui fait perdre sa trace, les veneurs font faire aux chiens une grande boucle pour retrouver ses empreintes en avant de l'endroit où ils l'ont perdu. Ainsi peuvent-ils les remettre sur la voie de l'animal. Cela s'appelle prendre les devants. Prendre à défaut, remettre sur la voie : encore deux autres locutions venues de la chasse à courre sans qu'on en ait bien conscience.

Réclamer à cor et à cri

Comme à la chasse à courre 
Aussitôt que les chiens parviennent sur la voie du cerf se déchaînent les cors et les cris de la chasse à courre. 
Les cris sont les ordres donnés aux chiens, les cors s'adressent aux veneurs, aux maîtres d'équipage, aux piqueurs et aux valets de chiens.


Remettre sur la voie

On ne perçoit plus l'origine cynégétique (= relatif à la chasse) de la locution. 
Quand un cerf rusé parvient à prendre en défaut la meute et lui fait perdre sa trace, les veneurs font faire aux chiens une grande boucle pour retrouver ses empreintes en avant de l'endroit où ils l'ont perdu. Ainsi peuvent-ils les remettre sur la voie de l'animal. Cela s'appelle prendre les devants.
Prendre à défaut, remettre sur la voie : encore deux autres locutions venues de la chasse à courre sans qu'on en ait bien conscience.


Un fin limier

Chien de chasse 
Le limier − de liem, lien − est un chien en laisse. Il ne doit pas être comme les autres. Sa première qualité est d'être haut de nez, mais il doit également être obéissant et secret, c'est-à-dire ne donner de la voix, et encore de façon discrète, qu'à bon escient. 
Mais c'est son maître qui, tel un Sioux utilisant différents indices (traces au sol, branches froissées, etc.), détermine, sans l'avoir vu, la nature, l'emplacement, et même l'âge de l'animal à traquer. Le limier au bout de sa laisse lui sert pour ainsi dire de pifomètre avancé !


Dormir en chien de fusil

En S 
Sur les armes à feu anciennes à silex, le chien de fusil était cette pièce coudée qui se rabattait sur le bassinet renfermant l'amorce. 
Cette pièce souvent décorée avec la tête d'un chien (d'où son nom) était en forme de S. Comme le corps du soldat qui dort les genoux ramenés sur le ventre, tout pelotonné à cause du froid de la nuit.


Entre chiens et loups


Entre chien et loup détermine une heure de la journée, du soir, plus précisément, quand rentrent les chiens (à la ferme), et sortent les loups (des bois).
L'heure est menaçante, dans la mesure où, la lumière ne permet plus de distinguer les silhouettes des animaux.


Une chatte n'y retrouverait pas ses petits

À propos d'un lieu en désordre, d'une chose, d'une histoire, d'une affaire embrouillée.

variante :
Une chienne n'y retrouverait pas ses petits




Nom d'un chien !

Au Moyen Âge, blasphémer était passible de châtiments corporels et nom d'un chien ! fait partie de la série des jurons euphémiques formés pour éviter le nom de Dieu, tout simplement.
... de chien ! (complément de nom) est toujours péjoratif, comme, par exemple, dans cette autre expression : un mal de chien.



Avoir du chien

Un charme un peu canaille 
Quand on sait que l'adjectif canaille dérive de l'italien  canaglia, chienne, on ne s'étonne plus de cette formule. Elle s'applique essentiellement aux femmes qui ont plus que du chic, à celles qui présentent un charme un peu pervers.


Donner sa langue au chat

Madame de Sévigné s'exclame dans sa lettre célèbre sur le mariage de monsieur Lanzin : « Ne devinez-vous pas, jetez-vous votre langue aux chiens ? ». On passe du chien au chat au XIXe siècle sous l'influence des enfants qui adorent jouer aux devinettes. A cette époque, il y a un chat dans chaque maison pour faire la chasse aux souris. Le chat est donc un animal plus familier à leurs yeux que le chien, compagnon du père pour la chasse.

Garder à quelqu'un un chien de sa chienne

L'expression signifie tout bonnement « se promettre une vengeance analogue au mal qu'on a subi de quelqu'un » - qui l'eut cru ?!! On peut la lire jusque chez Balzac sous une forme altérée : « promettre le même chien que sa chienne » (in Splendeurs et Misères des Courtisanes), formulation qui insiste sur l'identité des mauvais traitements promis, mais n'implique pas la réciprocité.