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Croquer la pomme

Fruit défendu ; Péché originel
Thématique souvent utilisée dans un sens sensuel, la pomme peut s'interpréter métaphoriquement aussi comme les seins... Mais elle est avant tout le fruit de l'arbre de la connaissance, même si chaque peuple lui en préférait d'autres : la figue eut les honneurs de la Grèce et de l'Italie, l'orange en Italie, le raisin en Bourgogne et en Champagne, la cerise en Ile-de-France.
À noter que la feuille de vigne ou de figuier a servi également à revêtir Adam et Eve... Mais la pomme est resté le fruit défendu par excellence, ce qui peut se justifier par un phénomène linguistique : en effet, le sens du terme pomum (latin vernaculaire) qui désignait tout fruit à pépin s'est peu à peu restreint à la pomme. un jeu de mot analogue peut expliquer le choix du pommier (malus) pour incarner l'arbre mauvais (malus) !
AT - Genèse, livre 2, verset 17 ; livre 3, versets 1 à 7


Fruit défendu

Thématique souvent utilisée dans un sens sensuel, la pomme peut s'interpréter métaphoriquement aussi comme les seins... Mais elle est avant tout le fruit de l'arbre de la connaissance, même si chaque peuple lui en préférait d'autres : la figue eut les honneurs de la Grèce et de l'Italie, l'orange en Italie, le raisin en Bourgogne et en Champagne, la cerise en Ile-de-France.
À noter que la feuille de vigne ou de figuier a servi également à revêtir Adam et Ève... Mais la pomme est resté le fruit défendu par excellence, ce qui peut se justifier par un phénomène linguistique : en effet, le sens du terme pomum (latin vernaculaire) qui désignait tout fruit à pépin s'est peu à peu restreint à la pomme. un jeu de mot analogue peut expliquer le choix du pommier (malus) pour incarner l'arbre mauvais (malus) !
AT - Genèse, livre 2, verset 17 ; livre 3, versets 1 à 7



Péché originel

Thématique souvent utilisée dans un sens sensuel, la pomme peut s'interpréter métaphoriquement aussi comme les seins... Mais elle est avant tout le fruit de l'arbre de la connaissance, même si chaque peuple lui en préférait d'autres : la figue eut les honneurs de la Grèce et de l'Italie, l'orange en Italie, le raisin en Bourgogne et en Champagne, la cerise en Île-de-France.
À noter que la feuille de vigne ou de figuier a servi également à revêtir Adam et Ève... Mais la pomme est restée le fruit défendu par excellence, ce qui peut se justifier par un phénomène linguistique : en effet, le sens du terme pomum (latin vernaculaire) qui désignait tout fruit à pépins s'est peu à peu restreint à la pomme. un jeu de mots analogue peut expliquer le choix du pommier (malus) pour incarner l'arbre mauvais (malus) !
AT - Genèse, livre 2, verset 17 ; livre 3, versets 1 à 7



De bon acabit

Avant nous, les Latins employaient déjà de nombreuses images pour illustrer leurs propos : ainsi la locution ad caput venire signifiait venir à bout d'une tâche (littéralement arriver à la tête). Le bas-latin l'abrégera en accaparare qui donnera le verbe achever en français et accabir en provençal.
Au XVIe siècle, des poires de bon acabit étaient des poires bien mûres, bien juteuses, bien achevées, celles qu'on gardait pour la soif. Puis acabit prendra le sens plus général de qualité, bonne ou mauvaise. D'où le sens actuel de l'expression : de même qualité.


Payer en nature

Comme le fermier... ou la fermière ! 
Dans les contrats de fermage ou de métayage, le paiement du bail s'effectuait en espèces ou en nature, avec des produits du sol. 
De nos jours, l'expression a souvent un tour plus grivois pour parler d'une belle nature qui s'offre en échange d'un service rendu.


Faire la figue à quelqu'un

Comme Barberousse 
L'empereur germanique Frédéric Ier Barberousse avait vu son épouse l'impératrice ridiculement chassée de Milan par ses habitants qui l'avaient forcée à quitter la ville, montée à l'envers sur une mule. 
Ayant reconquis la ville en 1162, il s'était vengé en obligeant chacun des otages milanais à retirer avec ses dents une figue fichée dans le cul d'un âne. Les Italiens commémorent cette vengeance de l'empereur germanique par un geste obscène qu'ils appellent far la fica, consistant à pointer le bout du pouce entre l'index et le majeur.


Peau de pêche

Matériau imaginaire dans lequel seraient faits les gants d'un gardien de but talentueux et chanceux. L'angoisse du gardien de but au moment du pénalty (merci Peter Handke !) s'évanouit quand il a mis ses gants en peau de pêche, et que la balle lui arrive dans la niche, entre l'abdomen et les bras recourbés.
Dans le cas où il laisse passer la balle, le pauvre portier se troue.

Des nèfles !

Elles ne valaient pas un clou ! 
Des nèfles ! Rien du tout ! Cette formule énergique de refus à une demande date du XVIIe siècle. On la trouve déjà chez Oudin (1640) et, développée, chez Furetière : « On vous donnera des nèfles, vous n'obtiendrez rien. » 
L'emploi métaphorique du mot au sens de chose de peu de valeur date de Calvin, au XVIe siècle.


Entre la poire et le fromage

Non, on ne finissait pas jadis un repas par du salé après des fruits ! Le sucré devait rester pour la bonne bouche
Ce dernier terme est suffisamment clair, d'ailleurs. Après les fruits était servi le dessert qui, comme son nom l'indique, était le dernier plat avant qu'on desserve. On sait aussi que le fromage tire son nom de la forme en osier dans laquelle il était mis à égoutter. Seule la fourme d'Ambert évoque encore cette opération, le fourmage, forme ancienne du mot. 
On sait moins que des formes du même type servaient aussi à confectionner outre le fromage de tête, nombre de desserts, mousses, crèmes et flans qui portaient le nom de fromages comme leurs homologues salés. Il était habituel, aussi, de les servir avec les fruits.
Par ailleurs, en 1640, date où est attestée l'expression, il n'était pas coutume de faire servir du fromage, ni à la fin ni au début d'un repas où on mettait les petits plats dans les grands. Le fromage était un coupe-faim pour une collation en milieu de journée.


Les quatre mendiants

Fruits secs de la dévotion 
Les mendiants étaient un dessert servi pendant les quarante jours du Carême avant l'invention des transports par avion ou de la chaîne du froid qui permirent de manger des fruits frais en toute saison. 
On trouve encore des mendiants sous cellophane chez les épiciers. Un mélange de fruits secs : figues, amandes, noisettes et raisins secs dont la couleur évoquait la robe des moines mendiants. Les figues sont grises comme la robe des franciscains, les amandes blanches comme celle des dominicains, les noisettes sont brunes comme celles des carmes et les raisins violets comme le froc des augustins.
Ces quatre ordres de moines mendiants qui vivaient exclusivement d'aumônes avaient été créés au XIIe siècle pour lutter contre l'embourgeoisement du clergé.
Notons qu'au XVIIe siècle avoir les quatre mendiants présentait un tout autre sens : c'était à la fois avoir des poux, des puces, des punaises et des morpions !!!


Mi-figue, mi-raisin

Comme en période de carême 
Mi-figue, mi-raisin ne satisfait ni les amateurs de raisins secs ni les amateurs de figues. 
C'est le sens de la formule depuis le XVe siècle : ni bien ni mal. 
Les raisins de Corinthe et les figues, comme tous les fruits secs, étaient des desserts de carême. En mars, il n'y avait pas de fruits frais.


Ne pas en ficher une datte

Pour gagner des nèfles 
Être payé des dattes, c'est ne rien gagner, gagner des nèfles ou des prunes. 
Bien qu'exotiques et coûteuses, les dattes s'inscrivent dans la lignée des petits fruits exprimant une valeur nulle. Sans doute sous l'influence de que dalle.


S'en soucier comme d'une guigne

Comme d'une cerise 
Guigne est ici une cerise, d'où l'expression voisine avoir la cerise, pour ne pas avoir de chance. 
L'homonymie avec la guigne de l'expression porter la guigne a donné naissance à une tradition pittoresque chez les jeunes conscrits du XIXe siècle : celui qui tirait le mauvais numéro et devait partir pour sept ans au service militaire se voyait offrir un bouquet de guignes par ses camarades plus heureux. Ce bouquet de guignes séchées était conservé pieusement dans un globe en verre sur la cheminée, à côté de celui du bouquet de la mariée...


Tirer les marrons du feu

Être marron comme le dindon de la fable 
La Fontaine serait stupéfait de constater l'inculture de nos contemporains : tirer les marrons du feu n'est pas réaliser une bonne affaire au détriment des autres. C'est tout le contraire ! 
Dans Le Singe et le Chat, c'est le chat Raton le dindon de la fable. C'est lui qui est marron, c'est lui seul qui se brûle pour retirer les marrons du feu... au seul profit du singe Bertrand qui lui, les croque !

Une bonne poire

Facile à cueillir 
Allusion à la mollesse du fruit qui, une fois mûr, tombe tout seul de l'arbre, une bonne poire est facile à duper, tout comme une bonne pomme. 
Attendre le moment favorable se disait aussi laisser mûrir la poire.