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Éclairer la lanterne

La lanterne magique 
Une célèbre fable de Florian raconte l'histoire du singe qui voulait faire une projection de lanterne magique à ses amis. Ils s'étonnent de ne rien voir. L'appareil est-il défectueux ? Que nenni ! Le singe n'avait oublié qu'un point : éclairer sa lanterne
À rappeler que la lanterne magique date de 1685 et que les fables de Florian furent publier en 1792.


Passer quelqu'un à tabac

Le tabasser 
Au sens figuré donner du tabac signifiait au XVIIe siècle se battre. Simple jeu de mots sur tabasser comme aimaient à en faire les Français de l'époque. 
Les bonnes manières commandaient d'offrir du tabac à droite et à gauche avant de pétuner, c'est-à-dire de priser ou de fumer soi-même. Tabassar, frapper bruyamment, est un verbe ancien et aussi courant en langue d'oc que le passage à tabac l'est aujourd'hui dans les commissariats. 
Le tabac est très prisé aussi chez les acteurs et les marins. L'acteur qui fait un tabac est celui qui déclenche les applaudissements des spectateurs qui frappent bruyamment dans leurs mains. On retrouve aussi le sens ancien de tabassar
En 1900, on disait plutôt avoir le gros tabac. Dans le même sens de vacarme, on retrouve aussi le coup de tabac des marins, l'orage violent et soudain.


Payer en monnaie de singe

Emprunter une route, passer une porte de ville, franchir un pont, tout était prétexte pour faire payer péage aux personnes (ce qui n'a rien d'un pléonasme : péage dérive de pied et non de payer), aux marchands ou aux animaux. Contribution directe à leur construction et leur entretien.
Seuls les montreurs de singes en étaient exempts, à condition de faire faire des tours ou des grimaces à leur animal. 
Le règlement du Petit Pont de Paris du XIIIe siècle était formel sur ce point : il autorisait le paiement en monnaie de singe.


Personne n'est parfait

Formule traduite de l'anglais, par allusion au film de Billy Wilder, Some like it hot, où un milliardaire qui veut épouser un garçon travesti a cette parole indulgente devant la révélation du sexe réel de l'être aimé...
L'expression s'emploie pour excuser un défaut.


Un m'as-tu vu

M'as-tu vu ou un m'as-tu lu 
Se dit d'un acteur, d'un écrivain, qui, fort infatué de sa façon de jouer ou d'écrire, demande à tout venant si on l'a vu dans tel rôle ou si on a lu tel article qu'il vient de rédiger. D'une manière générale, aujourd'hui, un m'as-tu vu est un fanfaron.


Le coup du père François

Un tour de pendard 
Le véritable coup du père François réclamait deux acolytes. Un costaud pour étrangler sa victime par-derrière à l'aide d'une courroie en le soulevant du sol, un complice pour le délester de sa montre ou de son porte-feuille. 
Le nom de coup du père François pourrait venir du célèbre lutteur de foire, François Arpin, dit le terrible Savoyard, dont la prise affectionnée était un étranglement par derrière. 
Actuellement, le coup du père François ne désigne plus qu'un choc à la nuque.


Brigadier


Bâton servant à frapper les trois coups 
Ce tonitruant brigadier doit par métonymie son nom au chef de brigade des machinistes généralement chargé de frapper les trois coups.


C'est un frigo

Expression qui marque que la salle des spectateurs ne réagit pas
Brrr ! les spectateurs restent inertes aux assauts des acteurs : C'est un frigo ! dit-on en coulisses. Ou bien : On dirait qu'ils sont peints ; peints sur les fauteuils !


Casse-cou

Le cirque, c'est le danger et la fête, l'instant où elle est visitée par l'ombre de la mort. Les trapézistes, là-haut, vont et viennent, s'exerçant au quad (le quadruple saut), en se récupérant au porteur ou, plus difficile, au bâton, inerte et dangereux.
Pendant ce temps, le fil-de-dériste (funambule) passe et repasse au-dessus du vide, en équilibre sur la fatalité.


Chauffe, Marcel !

Il est agréable d'avoir une petite locution populaire bien connue dont, pour une fois, l'origine est datable et identifiable. 
Chauffe, Marcel ! terme d'encouragement un peu ironique parfois : vas-y, donne-toi à fond est une expression contemporaine qui a été pulsée dans le grand public par la télévision.
C'était le début des années 60 - 1964, peut-être - un sketch de deux fantaisistes, Dupon et Pondu, écrit par Jean-Louis Winkopp, qui fit rire au petit écran.
Un soupirant chantait sous la fenêtre de sa belle, accompagné d'un copain qui jouait de l'accordéon. Il ponctuait sa valse langoureuse de : Chauffe, Marcel ! répétés à l'adresse du musicien, parodiant dans une situation cocasse le Chauffe ! des musiciens de jazz, lesquels emploient ce terme d'excitation comme un équivalent du Blow, man ! Blow ! de la version originale.
Quelques années plus tard, le groupe Les Charlots a repris le gag du sketch, et fait une chanson intitulée Chauffe, Marcel ! qui a fini par populariser complètement le mot.


Colonelle

Représentation à la veille de la générale 
La générale, dernière représentation avant la première, est logiquement précédée, dans l'ordre hiérarchique, de la colonelle.

Courir le cachet

Des parents d'élèves 
Les artistes qui courent le cachet copient les professeurs de l'ancien temps qui cherchaient des leçons à domicile pour grossir leurs traitements qui étaient encore plus maigres qu'aujourd'hui. Après chaque leçon, le répétiteur présentait une carte que l'élève revêtait du cachet de ses parents qui paieraient plus tard. Généralement une fois l'an, le jour de la saint-Grégoire.
C'était la coutume de régler les mémoires de ses fournisseurs le jour de la fête de leur saint patron. Les musiciens et les danseurs, professeurs de musique et de danse à leurs heures, feront passer l'expression dans le monde du spectacle.
Le cachet deviendra la rétribution pour une soirée à domicile, gagne-pain après lequel beaucoup d'artistes couraient au siècle dernier.


Donner le top

Terme de spectacle 
C'est donner le signal de déclenchement ou d'arrêt d'une action. 
Dans un spectacle, le régisseur est le grand maître des tops. C'est sur lui que repose la synchronisation de l'ensemble, consignée dans la conduite (livret à l'usage des techniciens dans lequel est consigné le déroulement d'un spectacle). Attention, le spectacle va commencer : Top début !


En faire tout un fromage

Pour figurer en haut de l'affiche 
Argot de publicitaire des années folles. Sur les affiches de théâtre, le fromage ou fromage blanc était une réserve blanche de forme ronde destinée à mettre en valeur le nom des vedettes du spectacle et ainsi grossir leur importance. 
On comprend que le comédien qui n'y voyait pas figurer son nom puisse en faire tout un fromage !


Être au bout du rouleau

Un rôle était à l'origine un parchemin enroulé. On parlait aussi de rollet ou de rouleau. Très tôt, le mot rôle désignera les paroles que l'acteur de théâtre devait réciter. Un petit rôle était un rolletAu temps de Molière, arriver au bout de son rollet, c'était ne plus savoir que dire ou que faire. 
Le mot rollet n'étant plus compris au XIXe siècle, être au bout de son rouleau prendra le sens d'avoir épuisé tout son crédit. Tiré de l'habitude des banquiers d'envelopper les pièces de monnaie dans des rouleaux de papier. 
L'invention du gramophone à rouleau dont le son devenait geignard en fin de course quand le mécanisme avait été suffisamment remonté, donnera son sens actuel à l'expression : être épuisé, près de la fin.


Être de représentation

Il s'agit là pour la sécurité civile ou les pompiers, d'assurer le service dans une salle de spectacle lors d'une représentation théâtrale ou cinématographique. 
Ah ! qu'il est bon d'être de représentation, pour voir les spectacles à l'œil !


Faire un doublage

Effectuer deux tournées dans une seule journée 
Il faut parfois faire non pas une mais deux tournées : doubler ou faire un doublage ; l'habitué des doublages recevant parfois le surnom de dents d'acier.


Faire un four

Une économie de bouts de chandelles 
Le dictionnaire de Furetière relève déjà l'expression : «Terme de comédiens au sujet d'une pièce jouée devant si peu de spectateurs qu'on a préféré les renvoyer pour faire l'économie des bouts de chandelle de la salle, la rendant noire comme un four. »


Faire une douceur

Atténuer la lumière sur un décor ou un artiste 
La lumière peut être tour à tour douce ou violente.


Gens du voyage

Travailleurs du cirque 
Les gens du voyage se disent gens du voyage, mais aussi banquistes, souvenir du temps où le cirque ne se composait que de quelques bancs jetés au bord du chemin.