Affichage des articles dont le libellé est vache. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vache. Afficher tous les articles

Les années de vaches maigres, de vaches grasses

Années de misère, de prospérité
En référence à l'étrange rêve de Pharaon, avant l'arrivée des Hébreux : sept vaches grasses remontaient le Nil, suivies de sept vaches maigres qui les mangèrent.
Seul Joseph qui servait alors en Egypte sut interpréter ce rêve, qui annonçait sept années de prospérité suivies de sept années de famine et de misère qui feraient oublier les années antérieures.
AT - Genèse, livre 41, versets 1 à 36


Veau d'or

Symbole de l'argent et de son pouvoir
L'expression rappelle un épisode condamnant l'idolâtrie : quand Moïse, grimpé sur le mont Sinaï, papotait avec Dieu, le peuple s'impatientant demanda à Aaron de lui confectionner un dieu; ce qu'il fit à partir des boucles d'oreilles en or des femmes. Il lui donna la forme d'un veau, évoquant ainsi les dieux égyptiens (vache Hathor ou taureau Apis) ou le dieu-lune des Mésopotamiens, figuré par un jeune taureau dont les cornes apparaissent dans le croissant lunaire. Le nom de ce dieu-lune, Sin, n'est pas sans rappeler le désert de Sin et le mont Sinaï : le culte du Veau d'or serait une résurgence du culte lunaire, en faveur chez les peuples nomades.
Par extension, la statue de métal est devenue le symbole de la condamnation de l'oisiveté qu'engendre l'adoration de l'or. D'un autre côté, pour leur rendre leur énergie, Moïse commande aux Hébreux d'aller de porte en porte à travers le camp et de tuer qui son frère, qui son ami, qui son proche... trois mille hommes tombèrent ce jour-là...
AT - Exode, livre 32, versets 1 à 35 ; Deutéronome, livre 9, verset 16 ; Première épître aux Romains, livre 12, verset 28 ; Deuxième épître aux Romains, livre 10, verset 29 ; livre 17, verset 16 ; Livre d'Osée, livre 8, versets 5 et suivants


Tête-de-vache

Extrémité d'un poteau d'autobus
À bien les regarder, le haut du potelet d'arrêt d'autobus ressemble (les cornes en moins) à une tête de vache.
Les bornes d'arrêt d'autobus allongées, plus modernes et sans tête-de-vache, sont appelées, vu leur forme lisse des sucettes.

Être vache

Tout avachi 
Au temps de Flaubert, être vache avait un tout autre sens qu'actuellement : c'est être mou, avachi. Comme une vache qui regarde passer un train, dira-t-on plus tard. C'est sous l'influence du coup de pied en vache que ce paisible ruminant est devenu synonyme de méchant. C'est à la caserne ou en prison − le mot y est né − que se rencontre le plus vache de tous, le gradé ou le maton, une véritable peau de vache.


Manger de la vache enragée

Vivre de privations, être dans la misère 
Apparue au début du XVIIIe siècle, l'expression se disait à l'origine manger la vache enragée (forme attestée en 1611). « Sans l'illusion où irions-nous ? Elle donne la puissance de manger la vache enragée des Arts », Balzac 
Littéralement, être dans un tel état de dénuement et de faim qu'on en est réduit à manger de la viande des bêtes tuées par raison d'hygiène (bêtes malades). On a pu passer de l'idée de  consommer de la vache malade à cette expression par emploi d'un adjectif qui désignait la vie difficile : enragé, comme dans «mener une vie enragée ».


Peau de vache

Le plus vache de tous
Au temps de Flaubert, être vache avait un tout autre sens qu'actuellement : c'est être mou, avachi. Comme une vache qui regarde passer un train, dira-t-on plus tard.
C'est sous l'influence du coup de pied en vache que ce paisible ruminant est devenu synonyme de méchant. C'est à la caserne ou en prison − le mot y est né − que se rencontre le plus vache de tous, le gradé ou le maton, une véritable peau de vache.


Un coup de pied en vache

Une ruade de cheval 
C'est un terme de manège. On ne se méfie pas du cheval qui de façon inattendue rue de côté comme une vache au lieu de ruer en arrière comme font d'habitude les chevaux. La formule est souvent abrégé en coup en vache.