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Brebis égarée

Homme qui s'écarte des comportements sociaux habituels et qu'une bonne âme ramène dans le droit chemin
Le pasteur se réjouit davantage pour une brebis égarée et retrouvée que pour le reste du troupeau.
La parabole apporte la même leçon que celle de l'enfant prodigue.
NT - Évangile selon saint Matthieu, livre 18, versets 12 à 18 ; Évangile selon saint Luc, livre 15 ; première Épître de Pierre, livre 2, verset 25


Revenons à nos moutons

Comme maître Pathelin

Rien à voir avec Rabelais et ses moutons de Panurge qui, contrairement à ce que beaucoup pensent, ne lui appartenaient pas, mais au marchand Dindenault dont Panurge cherchait à se venger. De la falaise, il en jeta un à la mer et tout le troupeau suivit. Mais « revenons à nos moutons !!! »
Ils sont au centre de la première comédie purement française, La Farce de maître Pathelin, d'un auteur anonyme contemporain de Rabelais. On y voit le berger Thibault l'Agnelet accusé d'avoir volé les moutons du maître-drapier Joceaulme. Sur les conseils de son avocat, maître Pathelin, le berger, répond au tribunal en bêlant, embrouillant ainsi le discours du plaignant qui se met à confondre soudain draps et moutons, justifiant l'injonction du juge : « Sus ! revenons à nos moutons ! »



C'est la réponse du berger à la bergère

L'expression c'est la réponse du berger à la bergère ne signifie rien d'autre que le mot de la fin, elle est généralement employée pour conclure une discussion. 
Pour mieux comprendre cette expression pastorale, voici tout d'abord la petite histoire du mot berger, d'abord bergier, et berchier (fin XIIe siècle), issu du latin populaire °vervecarius, lui-même dérivé de vervex (-> brebis), attesté sous la forme birbicarius, pâtre, pasteur vers 600 et sous la forme berbicarius en 698, puis au IXe siècle (Gloses de Reichenau).
Le mot désigne la personne chargée de garder les moutons et s'emploie quelquefois avec la valeur figurée de gardien (fin XIIe siècle), spécialement de guide spirituel, par allusion à la parabole biblique ; dans ce sens, il a été éliminé par le synonyme pasteur.
L'ancienne connotation péjorative de manant, homme lourd et grossier, courante en ancien français, a disparu, cédant la place au XVIIe siècle, à l'image littéraire du berger de poésie pastorale, évoquant la simplicité (parfois raffinée) des moeurs champêtres et la sincérité des sentiments...
De là l'expression l'heure du berger pour signifier le moment favorable de l'amant, puis généralement le moment favorable, l'occasion (1690). La locution contemporaine la réponse du berger à la bergère − et c'est bien celle-à qui nous préoccupe à cette heure (du berger...) vient du même contexte littéraire.


Laisser pisser le mérinos

En 1867, quand naît l'expression, le mérinos est un tissu à la mode. Importée d'Espagne, la laine fine du mouton mérinos permettait la confection de robes légères et de tapis de billard. Manger du mérinos, comme on disait alors, était s'adonner à la passion du billard.
À la même époque, prendre son temps se disait « laisser pisser la bête », à l'image du cheval ou de l'âne qui doivent s'arrêter pour uriner alors qu'il peut déféquer sans difficulté tout en trottant. L'énurésie de cet ovin a fait pisser beaucoup d'encre : pourquoi le mérinos ? Est-ce dû à la vogue du nom ? Ou à la contagion de la locution voisine : « laisser bouillir le mouton » qu'emploie Vidocq dans le même sens ?
Il est une dernière hypothèse encore : N'y aurait-il pas un rapport avec le filet d'eau qui pisse du robinet ? Les premiers robinets affectaient souvent la forme d'une tête de mouton d'où leur nom de robinet ou de petit robin, l'ancienne appellation du mouton.