Par analogie avec le petit rond de taffetas noir que les élégantes se mettaient sur la joue pour faire ressortir la blancheur de leur teint, on a appelé mouche le point du centre de la cible.
On jurerait du La Fontaine. Mais le grand fabuliste avait disparu depuis plus de deux siècles quand l'expression apparut pour qualifier une personne qui s'agite vainement, prétendant aider. Les coches eux aussi avaient disparu depuis belle lurette !
En fait, ce dicton est inspiré directement par la fable le Coche et la Mouche.
Se disputer sur un point insignifiant se disait autrefois « se quereller sur un pied de mouche » ; ce qui explique le sens de colère soudaine de prendre la mouche et de quellemouchelepique.Commedansprendre ombrage, prendre signifie «ressentir l'effet de » la piqûre du taon qui fait cabrer ou s'emballer le cheval.
La mobilité de cet insecte insaisissable, témoin sans être vu, a donné au mot mouche son sens d'espion, de mouchard au XVe siècle. Aujourd'hui, une fine mouche n'évoque plus l'espion mais seulement une personne habile et rusée.