Aux quatre vents

Les Anciens nommaient les points cardinaux par les vents soufflant des directions correspondantes, l'expression désigne donc ce qui part dans toutes les directions, partout dans le monde.
À noter que l'expression n'est pas limitée à la Bible, elle est restée dans le folklore de quatre vents se disputant le monde, allant jusqu'au duel, au Nouvel An.
AT - Livre de Ézéchiel, livre 37, verset 9 ; Livre de Zacharie, livre 2, verset 10 ; livre 6, verset 5...


Avoir la tête dure, la nuque raide

Être obstiné
À l'origine, c'est l'attitude de celui qui défie, qui regarde dans les yeux et refuse de plier la tête devant son maître, même lorsqu'il est en faute.
Le peuple à la nuque raide est la maison d'Israël sans cesse révoltée contre Yahvé. La traduction latine, durae cervicis a été rendue dans les premières versions françaises par peuple à la tête dure ; l'expression nous est restée, concurrencée déjà par la traduction plus proche de l'hébreu.
AT - Exode, livre 32, verset 9 ; livre 33, versets 3 à 5 ; livre 34, verset 9 ; Deutéronome, livre 9, versets 6 et 13 ; livre 31, verset 27


Avoir le don des langues

Langue de feu
Allusion à la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, qui leur a permis de parler d'autres langues : cinquante jours après la crucifixion de Jésus, les apôtres se trouvaient réunis lorsqu'un bruit violent vint du ciel ; des langues de feu se posèrent sur chacun d'eux : ils se trouvèrent remplis de l'Esprit saint et se mirent à parler en d'autres langues. Ce miracle leur permit d'aller prêcher dans les pays étrangers.
NT - Actes des Apôtres, livre 2, verset 3



Baal

Serveurs hypocrites de la divinité. 
NT - Livre des Juges, livre 2, verset 11



Baal-Zebud, Belzébuth

ou Baal-Zebud
Dieu d'Eqron, prince des démons
Baal-zéboul, le seigneur-prince était le dieu cananéen d'Eqron, sans doute un dieu de l'orage, dont le titre était devenu nom. Baal-Zébub, le seigneur des mouches, est une déformation intentionnelle et péjorative du nom. Le NT comprendra Baal-Zéboul comme le seigneur du fumier (zâbal) et en fera le prince des démons. 
La tradition française l'a déformé en Belzébuth.
AT - Livre des rois, versets 1, 2, 3, 6 et 16



Babylone

La Babylone moderne, la grande prostituée
Bab-ili (la porte de Dieu), ville mésopotamienne sur l'Euphrate connue depuis le XXIIIe siècle av. JC, devient la capitale d'un vaste empire qui devait durer quinze siècles, avec des alternances de périodes fastes et de déclins.
Elle fut particulièrement florissante sous le règne d'Hammourabi, au XVIIIe siècle et sous Nabuchodonosor, au VIe siècle. C'est à cette époque que les Hébreux y furent emmenés en esclavage : l'épisode, célèbre (Nabucco de Verdi) a nourri comparaisons et allusions. 
La ville, abandonnée vers 300 av. JC, est le parangon de l'exil ou de la corruption. Dans l'Apocalypse, elle désigne cryptiquement Rome, la grande ville corrompue par les plaisirs matériels.
Babylone, quoique disparue, a continué à symboliser l'ennemi de la nation hébraïque, d'où le proverbe Sion pleure quand Babylone rit...